Les garçons sauvages

Bertrand Mandico, France, 2017, DCP, VF, 110', 16/16 ans Avant-première (sortie le 28.02)

Samedi 24 février à 20:40

Description

« Les garçons sauvages », petite perle découverte lors de l’édition 2017 du Lausanne Underground Film & Music Festival, fait partie de ces films précieux sachant allier discours historico-critique pertinent et grande créativité, sans verser ni dans le manifeste politique, ni dans l’essai artistique, et d’où la seule radicalité vient d’une image et d’une mise en scène protéiforme. Il faut dire que Bertrand Mandico, actif depuis une vingtaine d’années dans le domaine artistique et cinématographique – si « Les garçons sauvages » est son premier long métrage, il a déjà beaucoup parcouru les autres formats, tant en animation qu’en prise de vue directe, se reconnaît une affinité avec l’oeuvre de Walerian Borowzyk, et compose ses films comme un jardinier fou s’amuserait avec des boutures disparates pour créer des formes hybrides. Saisissant à merveille la complexité du genre, « Les garçons » propose un récit initiatique radical et d’où l’amour – celui qui ne se laisse enfermer dans aucune norme, reste le moteur des transformations. Baroque, sensuel et onirique, baignant dans une inquiétante luxuriance végétale, le film ne propose pas de trancher entre les polarisations qu’il met en lumière, mais donne plutôt à voir le masculin et le féminin au travers du spectre d’une hallucination végétale transfiguratrice, d’où toute rationalité bourgeoise se voit engloutie au profit d’une puissance sauvage et créatrice.