Michèle Métail

«Signe multiplicatif» : Publication orale. Performance & discussion, 90' Proposé par POÏ |Réservation

Entrée libre

Mardi 27 septembre à 20:00

Description

«Signe multiplicatif» est une œuvre ouverte autour de la lettre X, que Michèle Métail travaille depuis plus de vingt ans et qui repose sur un texte, des photos (qu'elle fait), du son. Elle prend des formes différentes à chaque fois, a fait l’objet de multiples performances en français et en allemand et de plusieurs expositions.

L'événement fait partie d'une tournée de Michèle Métail  «Sonore poésie s'honore», organisée par Vincent Barras et AbSTRAL compost.

Michèle Métail est née en 1950 à Paris. Elle est une figure essentielle de la poésie sonore. Diapositives et bande-son accompagnent parfois ses lectures (plus de 500, en France et à l’étranger), entre oralité et visuel, où elle travaille l’allitération et l’assonance comme un parasitage, un brouillage du sens. S’inscrivant dans une démarche qui s’affranchit de l’écriture pour renouer avec le stade oral de la déclamation, faisant fi des références sémantiques, la poésie sonore multilingue et multiculturelle de Michèle Métail frappe par sa singularité. Son exploration des contiguïtés sonores considère le poème comme une partition et s’inspire de l’écriture électroacoustique. Elle diffuse, depuis 1973, ses textes au cours de «publications orales», la projection du mot dans l’espace représentant le «stade ultime de l’écriture», son travail étant avant tout celui d’une «présence dans la langue».

Elle a notamment traduit des poètes chinois et allemands contemporains, ainsi que de nombreux poètes chinois anciens.

Elle a fondé en 1979 l’association «Dixit» avec Bernard Heidsieck, puis, en 1995, avec le compositeur Louis Roquin, l’association «Les arts contigus». Elle a reçu le Prix littéraire Bernard Heidsieck – Centre Pompidou (prix d’honneur) en 2018.

Image extraite de la couverture du livre de Michèle Métail «Mono-multi-logues – Hors-textes & Publications orales (1973-2019)», paru en 2020 chez Les presses du réel.