Cette année, le Lausanne Underground Film & Music Festival célèbre ses 25 ans. Voilà un quart de siècle que le festival s’attèle avec autant de sérieux que de joie à (re)trouver des artistes et des œuvres aussi singulières qu’engagées qui repoussent les limites de toutes sortes, autant sur le fond que sur la forme.
Et donc, à découvrir au Cinéma Bellevaux cette année : un film de Mario Mercier, deux films de Robert Downey Sr. et la quasi-totalité du programme documentaire qui ici raconte Barbara Hammer, figure iconique du cinéma expérimental et lesbien à qui on doit la «Trilogie des histoires invisibles», là les Fugs, «premier véritable groupe underground d’Amérique», dixit Lester Bangs ou encore Lloyd Kaufman, pape du cinéma trash qui a envahi le Festival de Cannes sous l’œil de sa fille, Lily-Hayes. Ce qui lie cette programmation, la force et l’envie d’une transmission qui nous rend en quelque sorte héritier·ière·x·s de ces histoires et qui constituent de véritables invitations à devenir acteur·rice·x·s à notre tour des luttes.
CINÉ-JUNIOR
En parallèle, nous invitons les spectateurices de demain à aller se balader sur «La Colline aux cailloux» (programme de courts métrages, dès 3 ans), mais aussi à se laisser emporter par trois très jolis films d’animation indépendants qui abordent, chacun à leur façon, la thématique du deuil, à hauteur d’enfant dans «Les Contes du pommier» et «L’Odyssée de Céleste» ou de mollusque dans «Marcel le coquillage».
TOUJOURS À L’AFFICHE
«Fjord» de Cristian Mungiu, «Soudain» de Ryusuke Hamaguchi, «Salvation» d’Emin Alper, «Freedom – Le destin de Shewit» d’Anne-Frédérique Widman et «L’Espèce explosive» de Sarah Arnold.
SUPPLÉMENTAIRE
Nous vous proposons une séance de rattrapage pour le radical et envoutant «Rose» de Markus Schleinzer qui a valu à Sandra Hüller un prix d’interprétation au Festival de Berlin en février dernier.
PROCHAINEMENT
Dès la semaine prochaine, vous pourrez découvrir «L’Aventure rêvée» de Valeska Grisebach ainsi que, pour quelques séances seulement, «Why Do I See You in Everything?» de Rand Abou Fakher avant que nous ne reprenions «Minotaure» d’Andreï Zviaguintsev en encore «Orwell : 2 + 2 = 5» de Raoul Peck.
Bonne(s) séance(s) !