«COSMOS»
Comme il est étonnant de trouver parfois quelques résonances entre les films à l’affiche. Enfin, étonnant peut-être, mais pas si surprenant, car ici et là, les cinéastes s’intéressent et revis(it)ent une poignée de thématiques universelles et, dans ce cas précis : faire face/se préparer à la mort – sujet vertigineux s’il en est. Et si, dans «Soudain», Ryusuke Hamaguchi n’est pas avare du verbe, le Lausannois Germinal Roaux a choisi quant à lui d’en faire l’économie dans son troisième long métrage, sorti au début de l’été. Le film se passe ailleurs, et sans jamais s’y perdre, on comprend où il nous emmène. Sans jouer le jeu de la comparaison, dirons-nous seulement qu’il partage avec le maître japonais, un sens de la poésie et de cinématographie sans nul autre pareil, et que, malgré l’absence de couleur, rien ne manque dans ce film. On trouvait pertinent de permettre à celleux qui ne l’aurait pas encore vu, quelques séances de rattrapage.
TOUJOURS À L’AFFICHE
Pour le clin d’œil, vous aurez peut-être remarqué qu’un autre point commun lie deux autres films à l’affiche : «Fjord» de Cristian Mungiu (Palme d’Or au Festival de Cannes) et «Backrooms - Everything Must Go» de Kane Parsons, en la personne de Renate Reinsve (que l’on suit avec plaisir dans ses choix de carrière depuis «Handling the Undead» et qui est définitivement polymorphe).
FOCUS RYUSUKE HAMAGUCHI
En parallèle de «Soudain», qui est toujours à voir (ou à revoir, oui oui), nous vous invitons à (re)plonger dans la filmographie de Ryusuke Hamaguchi, en commençant cette semaine par «Drive My Car» (dimanche à 14h) et «Contes du hasard et autres fantaisies» (lundi à 20h30).
LA SEMAINE PROCHAINE
Nous continuerons notre focus avec «Asako I & II» le dimanche 6 à 18h et «Le Mal n’existe pas» le lundi 7 à 20h30.
Et dès le 2 septembre, vous pourrez découvrir «Rose» de Markus Schleinzer, qui marquera le retour de Sandra Hüller sur nos écrans, après «La Zone d’intérêt» et «Anatomie d’une chute» dans un rôle qui lui a valu l’Ours d’argent de la meilleure interprétation à la Berlinale.
Bonne(s) séance(s) !